Oscars 2021 : Du passé à l’authenticité

Par Léo Cohen / Rédacteur

le 23 avril 2021

Loin d’être une cérémonie spécialement attendue, cette édition des Oscars 2021 s’annonce comme tout à fait particulière. La crise sanitaire ayant repoussé toutes les grosses productions ; des films qui n’auraient jamais pu l’emporter dans un contexte normal sont devenus favoris de la compétition. C’est pour cette raison que trois premiers films, deux réalisations par des femmes et une diversité devant et derrière la caméra se retrouvent dans la catégorie Meilleur film. Lorsqu’on analyse ces long-métrages, deux tendances distinctes se dégagent : d’un côté, une revisite du passé contestataire des États-Unis sous le prisme actuel de la fracture sociale en pleine ère Trump, grâce à des œuvres comme Judah and the Black Messiah, Les Sept de Chicago ou encore Mank, et de l’autre, un cinéma de l’intime et de la réconciliation traitant de franges marginalisées de l’Amérique contemporaine, que ce soit une communauté de sourds avec Sound of Metal, une famille coréenne dans Minari, les nomades de Nomdland ou le père atteint de démence dans The Father. Seul, le thriller Promising Young Woman fait figure d’exception dans la radicalité du propos qu’il développe, mélangeant à la fois révolte et intime des films cités ci-dessus.

* Les films surlignés en jaune sont ceux que je n’ai pas vu et dont je ne peux comparativement pas juger de leur qualité. Voilà pourquoi (à l’exception du meilleur film étranger) les catégories où je n’ai vu qu’un film ou moins sur cinq ne sont pas présentes dans ce texte : Meilleur costume, Meilleur maquillage, Meilleur film documentaire, Meilleur court-métrage, Meilleur court-métrage documentaire et Meilleur court-métrage d’animation.




Meilleur film


The Father de Florian Zeller


Judas and the Black Messiah de Shaka King


Mank de David Fincher


Minari de Lee Isaac Chung


Nomadland de Chloé Zhao


Promising Young Woman d’Emerald Fennell


Sound of Metal de Darius Marder


Les Sept de Chicago d’Aaron Sorkin



Choix du cœur : Judas and the Black Messiah


Copyright 2021 Warner Bros. Entertainment Inc



Prévision : Nomadland


Copyright SEARCHLIGHT PICTURES



Malgré les beaux premiers essais que sont Sound of Metal ou Promising Young Woman, ils ne me paraissent pas assez convaincant pour remporter le prix. Mank est une réussite trop cryptique pour convaincre la majorité même si l’on connait l’amour des jurés pour les films traitant de l’univers du cinéma. Il ne nous reste donc, à mon avis, plus que Judah and the Black Messiah et Nomadland comme favoris. Même si j’ai une grosse préférence pour le récit de Fred Hampton et de son judas, Nomadland a l’air bien parti pour gagner. Le précédent film de Chloé Zhao The Rider avait beaucoup fait parler de lui grâce à son style documentaire très spécifique. Dans Nomadland, Zhao va encore plus loin et avec succès, comme l’atteste le Lion d’Or remporté en septembre dernier.



Meilleure réalisation


Drunk de Thomas Vinterberg

Mank de David Fincher


Minari de Lee Isaac Chung


Nomadland de Chloé Zhao


Promising Young Woman d’Emerald Fennell



Choix du cœur : David Fincher


Prévision : David Fincher


La première qualité de Drunk se trouve dans la mise en scène libérée de Vinterberg ; les différents extraits de la scène finale qui ont circulé sur les réseaux sociaux cinéphiles sont là pour pour le prouver. Néanmoins, la maîtrise proche du sublime de David Fincher me semble être le choix idéal. D’une, pour laver l’affront de ne pas lui avoir remis l’Oscar pour The Social Network (le film de la décennie je vous le rappelle) et de deux, pour récompenser le travail monstrueux de reconstitution du Hollywood des années 40 qu’il a mis en place pour rendre hommage au scénario écrit par son père.

Meilleure actrice


Viola Davis dans Le Blues de Ma Rainey

Andra Day dans The United States vs. Billie Holiday


Vanessa Kirby dans Pieces of a Woman


Frances McDormand dans Nomadland


Carey Mulligan dans Promising Young Woman

Choix du cœur : Frances McDormand


Prévision : Frances McDormand


Frances McDormand dans Nomadland - Copyright SEARCHLIGHT PICTURES



Difficile de bien juger cette catégorie quand on n’a pas vu la moitié des films mais je suis confiant quant à la victoire de Frances McDormand. Sa poignante prestation, pleine de nuances et de dignité dans Nomadland aura raison des cœurs des jurés même si Carey Mulligan est tout à fait convaincante dans son rôle de vengeresse jusqu’au-boutiste. Vanessa Kirby aurait aussi pu être une belle concurrente selon la plupart des retours critiques mais le scandale autour des violences conjugales de Shia LaBeouf risque fortement de bloquer toute récompense.



Meilleur acteur


Riz Ahmed dans Sound of Metal


Chadwick Boseman dans Le Blues de Ma Rainey

Anthony Hopkins dans The Father


Gary Oldman dans Mank

Steven Yeun dans Minari

Choix du cœur : Anthony Hopkins


Anthony Hopkins dans The Father - Copyright TOBIS Film GmbH



Prévision : Chadwick Boseman


Chadwick Boseman dans Le Blues de Ma Rainey - Copyright David Lee / Netflix



Anthony Hopkins est littéralement habité par son rôle de père en pleine démence. Ses inflictions, ses regards, ses réactions… Tout y est. C’est à se demander si l’homme de 83 ans n’est pas vraiment en train de perdre la raison (et l’on peut se poser la question quand on voit certaines de ses publications sur les réseaux sociaux). Gary Oldman est, comme à son habitude, très solide, tout comme Riz Ahmed enragé par la perte de son ouïe dans Sound of Metal mais la prestation acclamée de Chadwick Boseman dans Le Blues de Ma Rainey suite à sa mort tragique devrait convaincre les récalcitrants. Il reste tout de même Steve Yeun qui offre de sa personne dans un rôle de père de famille coréen porté par son rêve de posséder sa propre ferme. On est jamais à l’abri des surprises avec les Oscars et ce n’est pas Damien Chazelle qui vous dira le contraire.

Meilleure actrice dans un second rôle

Maria Bakalova dans Borat, nouvelle mission filmée


Glenn Close dans Une ode américaine


Olivia Colman dans The Father

Amanda Seyfried dans Mank


Yuh-Jung Youn dans Minari



Choix du cœur : Maria Bakalova


Maria Bakalova dans Borat, nouvelle mission filmée - Copyright Amazon Prime Video



Prévision : Amanda Seyfried


Amanda Seyfried dans Mank - Copyright Gisele Schmidt/NETFLIX



J’ai un faible pour Maria Bakalova dans la suite de Borat où la jeune actrice arrive à dépasser Sacha Baron Cohen en termes de trash en faisant preuve d’un courage et d’une détermination assez encourageante. La touchante prestation d’Amanda Seyfried dans Mank devrait néanmoins l’emporter haut la main et je vois mal Olivia Colman ou Yuh-Jung Youn lui faire une réelle concurrence. Et puis, juste pour le fait d’avoir passer une semaine sur une scène à cause du perfectionnisme de Fincher, elle mérite son Oscar.

Meilleur acteur dans un second rôle


Sacha Baron Cohen dans Les Sept de Chicago


Daniel Kaluuya dans Judas et the Black Messiah


Leslie Odom, Jr. dans One Night in Miami...


Paul Raci dans Sound of Metal


Lakeith Stanfield dans Judas et the Black Messiah

Choix du cœur : Daniel Kaluuya


Prévision : Daniel Kaluuya


Daniel Kaluuya dans Judas et the Black Messiah - Copyright 2021 Warner Bros. Entertainment Inc



Daniel Kaluuya. Il n’y a pas d’autre possibilité. Je ne pourrais pas l’accepter. Son incarnation de Fred Hampton, le grand activiste des Black Panthers, est d’une puissance époustouflante. Lorsqu’on regarde les images d’archive, on est frappé par la justesse et le mimétisme de sa prestation. Son comparse Lakeith Stanfield n’a pas à en démordre mais reste tout de même un “léger” cran en-dessous. J’apprécie aussi la prestation de Sacha Baron Cohen mais le film ne lui donne pas assez de grain à moudre pour libérer pleinement son jeu. J’ai espoir de le voir remporter une prochaine édition car il est aussi bon dans un répertoire comique que dramatique.

Meilleur film international


Drunk (Danemark)

Better Days (Hong Kong)


Collective (Roumanie)


The Man Who Sold His Skin (Tunisie)


Quo Vadis, Aida? (Bosnie-Herzégovine)

Choix du cœur : Drunk


Prévision : Drunk


Copyright Henrik Ohsten © 2020 Zentropa Entertainments3 ApS, Zentropa Sweden AB, Topkapi Films B.V. & Zentropa Netherlands B.V.


J’en parlais déjà dans la catégorie Meilleure réalisation mais je ne vois pas d’autres films que Drunk remporter cette Oscar du Meilleur film international. C’est d’ailleurs le seul long-métrage présent dans cette liste à être sorti en France et à avoir bénéficié d’une vraie couverture médiatique à travers le monde. Drunk mérite l’engouement qu’on lui a porté.



Meilleur film d’animation


En avant de Dan Scanlon


Voyage vers la Lune de Glen Keane et John Kahrs


Shaun le mouton, le film : La ferme contre‐attaque de Richard Phelan et Will Becher


Soul de Pete Docter et Kemp Powers


Le Peuple loup de Tomm Moore et Ross Stewart

Choix du cœur : Le Peuple loup


Prévision : Le Peuple loup


Copyright Apple TV+


Dans cette catégorie, il n’y a que deux véritables concurrents : Le Peuple loup et Soul. Soul serait un choix plus qu’honorable même si assez classique (Pixar a assez d’Oscars pour jouer au bowling) et le film a toutes les qualités requises pour perdurer à travers les générations et les esprits. C’était sans compter sur le travail d’orfèvre du studio Cartoon Saloon et de son réalisateur star Tomm Moore qui ont fait du Peuple loup une orgie visuelle de tous les instants pour n’importe quel fan d’animation 2D. Il s’agit de leur apogée artistique après avoir enchainé les excellents Parvana, une Enfance en Afghanistan et Le chant de la Mer. Je suis persuadé que les jurés y seront sensibles.

Meilleure photographie


Judas and the Black Messiah : Sean Bobbitt


Mank : Erik Messerschmidt


News of the World : Dariusz Wolski


Nomadland : Joshua James Richards


Les Sept de Chicago : Phedon Papamichael

Choix du cœur : Sean Bobbitt


Prévision : Erik Messerschmidt



Le travail de Darius Wolski sur News of the World (ou La Mission) est assez remarquable pour le noter. Mais il ne faut pas se leurrer. Que ce soit le grain des années des années 60 avec Sean Bobbit ou celui des années 40 avec Erik Messerschmidt, la “beauté” se trouve dans le passé cette année. Les couleurs marquées de la pellicule utilisée pour le tournage de Judas and the Black Messiah sont majestueuses en opposition total au noir et blanc numérique mais millimétré de Mank. Mon côté fétichiste de la pellicule fait pencher la balance dans son sens mais en toute honnêteté (et il en sera de même pour la plupart des catégories techniques), le travail de reconstitution opéré par l’équipe de David Fincher est tout simplement phénoménal.

Meilleur scénario original


Judas and the Black Messiah : Will Berson & Shaka King et Kenny Lucas & Keith Lucas


Minari : Lee Isaac Chung


Promising Young Woman : Emerald Fennell


Sound of Metal : Darius Marder, Abraham Marder et Derek Cianfrance


Les Sept de Chicago : Aaron Sorkin

Choix du cœur : Will Berson & Shaka King et Kenny Lucas & Keith Lucas


Prévision : Emerald Fennell



Je reste personnellement sur mon coup de cœur pour Judah and the Black Messiah qui a tout pour devenir un grand film dans les années à venir au même titre que 12 Years a Slave (photographié par le même chef opérateur Sean Bobbit). Aaron Sorkin n’a pas pondu son meilleur scénario cette année ; sa mise en scène trop académique n’aidant pas à le mettre en valeur. Sound of Metal et Minari brillent plus par leurs acteurs que par leur construction dramaturgique. L’Oscar devrait donc normalement revenir au récit amoral et malsain d’Emerald Fennel qui, malgré quelques lourdeurs, arrive à nous emmener là où elle le souhaite.

Meilleur scénario adapté


Borat, nouvelle mission filmée : Sacha Baron Cohen & Anthony Hines & Dan Swimer & Peter Baynham & Erica Rivinoja & Dan Mazer & Jena Friedman & Lee Kern & Nina Pedrad

The Father : Christopher Hampton et Florian Zeller


Nomadland : Chloé Zhao


One Night in Miami... : Kemp Powers


The White Tigers : Ramin Bahrani

Choix du cœur : Chloé Zhao


Prévision : Kemp Powers



Un peu étrange de retrouver Borat dans cette catégorie. Considère-t-on maintenant une suite comme une adaptation ? En tout cas, il y a de fortes chances que Kemp Powers soit récompensé pour le scénario de One Night in Miami… accueilli très positivement par la critique et plus officieusement pour son travail sur Soul. J’ai une préférence pour l’adaptation de Nomadland par Chloé Zhao justifié par des choix de mise en scène assez risqués notamment l’utilisation de nombreux non-acteurs dans son casting. Il est aussi tout à fait possible que les jurés privilégient le travail Florian Zeller sur sa propre pièce de théâtre.

Meilleure chanson originale


Fight For You dans Judas et the Black Messiah

Musique de H.E.R. et Dernst Emile II ; paroles de H.E.R. et Tiara Thomas


Hear My Voice dans Les Sept de Chicago

Musique de Daniel Pemberton ; paroles de Daniel Pemberton et Celeste Waite

Husavik dans Eurovision Song Contest: The Story of Fire Saga :

Musique et paroles de Savan Kotecha, Fat Max Gsus et Rickard Göransson


Io Sì (Seen) dans The Life Ahead (La Vita Davanti a Se)

Musique de Diane Warren ; paroles de Diane Warren et Laura Pausini


Speak Now dans One Night in Miami…

Musique et paroles de Leslie Odom, Jr. et Sam Ashworth

Choix du cœur :Husavik dans Eurovision Song Contest: The Story of Fire Saga


Prévision : Hear My Voice dans Les Sept de Chicago



J’ai un autre petit faible pour l’aussi bancal que décalé Eurovision Song Contest : The Story of Fire Saga et sa chanson aussi kitsch qu’un attroupement de fans de coupe mulet. Et puis, pourquoi ne pas récompenser un film dont le thème principal est la chanson ? Dans un registre plus sérieux, il est compliqué de départager les autres concurrents tous assez raccords dans leur thématique et leur style. Si je devais en choisir un, je prendrai le Hear My Voice de Daniel Pemberton, mais cela n’engage que moi.

Meilleure musique de film


Da 5 Bloods : Terence Blanchard


Mank : Trent Reznor et Atticus Ross


Minari : Emile Mosseri


News of the World : James Newton Howard


Soul : Trent Reznor, Atticus Ross et Jon Batiste

Choix du cœur :Trent Reznor et Atticus Ross pour Mank


Prévision : Trent Reznor et Atticus Ross pour Soul



Cela doit être étrange d’être si talentueux qu’on se fait concurrence à soi-même. Trent Reznor et Atticus Ross ont une fois de plus montré toute l’étendue de leur talent. Que ce soit les notes atmosphériques quasiment ésotériques de Soul ou la partition plus classique et envoutante de Mank, leur génie transpire à chaque scène. Quand bien même il faut faire un choix, et même si le mien se porte plus sur Mank, j’ai bon espoir que les votes se dirigent plutôt vers Soul.

Meilleur mixage de son


Greyhound : Warren Shaw, Michael Minkler, Beau Borders et David Wyman


Mank : Ren Klyce, Jeremy Molod, David Parker, Nathan Nance et Drew Kunin


News of the World : Oliver Tarney, Mike Prestwood Smith, William Miller et John Pritchett


Soul : Ren Klyce, Coya Elliott et David Parker


Sound of Metal : Nicolas Becker, Jaime Baksht, Michelle Couttolenc, Carlos Cortés et Phillip Bladh

Choix du cœur : Ren Klyce, Jeremy Molod, David Parker, Nathan Nance et Drew Kunin


Prévision : Ren Klyce, Jeremy Molod, David Parker, Nathan Nance et Drew Kunin



Comme annoncé précédemment, quand il s’agit de la technique Mank sera roi cette année. Le travail de mixage opéré par Ren Klyce, collaborateur fétiche de Fincher depuis Se7en, et son équipe a de quoi impressionner. Ils recréent l’ambiance et la tonalité du son de l’époque avec une perfection ahurissante, allant jusqu’à mixer en mono, ce qui est totalement inconcevable aujourd’hui pour un film de cette ampleur. Il ne faut tout de même pas sous-estimer l’autre formidable réussite de Klyce qu’est Soul ou encore la récréation d’une ouïe déficiente par Nicolas Beck er, Jaime Baksht, Michelle Couttolenc, Carlos Cortés et Phillip Bladh dans Sound of Metal.



Meilleur montage


The Father : Yorgos Lamprinos


Nomadland : Chloé Zhao


Promising Young Woman : Frédéric Thoraval


Sound of Metal : Mikkel E. G. Nielsen


Les Sept de Chicago : Alan Baumgarten

Choix du cœur : Frédéric Thoraval


Prévision : Alan Baumgarten



Le montage est toujours une donnée compliquée à juger tant son approche général consiste à passer inaperçu. Comment, sans voir les rushs, peut-on déterminer la quantité de travail du monteur ? Je suis assez client du travail de Frédéric Thoraval sur Promising Young Woman mais la boite à expérimentations que représente le film de procès Les Sept de Chicago sera, à mon avis, privilégié par les jurés. Alan Baumgarten orchestre avec équilibre les points de vue de toutes les personnes présentes au tribunal, ce qui est loin d’être une tache aisée quand on voit leur nombre.

Meilleurs effets visuels


Love and Monsters : Matt Sloan, Genevieve Camilleri, Matt Everitt et Brian Cox


The Midnight Sky : Matthew Kasmir, Christopher Lawrence, Max Solomon et David Watkins

Mulan : Sean Faden, Anders Langlands, Seth Maury et Steve Ingram


The One et Only Ivan : Nick Davis, Greg Fisher, Ben Jones et Santiago Colomo Martinez


Tenet : Andrew Jackson, David Lee, Andrew Lockley et Scott Fisher



Choix du cœur : Matt Sloan, Genevieve Camilleri, Matt Everitt et Brian Cox


Prévision : Andrew Jackson, David Lee, Andrew Lockley et Scott Fisher



J’admire le travail sur le design dans Love and Monsters (développé dans une autre critique : https://www.lecroqueshow.com/post/critique-love-and-monsters-le-cin%C3%A9ma-dans-le-jeu-vid%C3%A9o-et-le-jeu-vid%C3%A9o-dans-le-cin%C3%A9ma) mais les effets spéciaux de Tenet me paraissent être la claque de l’année. Il faut dire que le manque de grosses productions a laissé une brèche immense dans lequel peut s’engouffrer le film de Christopher Nolan, sachant que les trois films que je n’ai pas vu ont sombré aussi vite qu’ils sont sortis dans l’anonymat.

Meilleurs décors


The Father : Peter Francis; Cathy Featherstone


Le Blues de Ma Rainey : Mark Ricker ; Karen O’Hara et Diana Stoughton


Mank : Donald Graham Burt ; Jan Pascale

News of the World : David Crank; Elizabeth Keenan


Tenet : Nathan Crowley; Kathy Lucas

Choix du cœur : Donald Graham Burt ; Jan Pascale


Prévision : Donald Graham Burt ; Jan Pascale



Dernière catégorie technique à traiter et, quelle surprise, Mank est encore sûr de l’emporter. Donald Graham Burt, autre collaborateur fétiche de David Fincher cette fois depuis Zodiac, nous fait vivre tout le film dans les années 40 grâce à des décors somptueux améliorés par des effets spéciaux invisibles (il est d’ailleurs un peu insultant de ne pas trouver Mank dans la catégorie Meilleurs Effets Spéciaux). Le travail de Mark Ricker sur Le Blues de Ma Rainey reste un concurrent possible au vu des vidéos promotionnelles qui accompagnaient la sortie du film sur Netflix.


Léo Cohen / Rédacteur

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